Le vrai Dieu ne saurait être une source d’ennui

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« Dieu, c’est quand on s’émerveille », disait Maurice Zundel, car Dieu est la Beauté à la source de toute beauté à la face de l’univers.


Cet article a été écrit à partir de l’homélie du 5 février 1961 par Maurice Zundel à Notre-Dame du Valentin (Lausanne, Suisse). Publié dans Ton Visage, ma lumière, Éd. Desclée.


L’être humain se lasse très vite du « déjà vu », car il éprouve un besoin constant de renouvellement.

L’immense désir qui habite l’être humain l’aiguillonne dans une recherche incessante du beau, du bien et du vrai.

Voilà pourquoi Maurice Zundel affirmait : « Que Dieu vous soit neuf, chaque matin! »

Ceux que nous appelons « saints » étaient de grands passionnés qui avaient l’enthousiasme pour Dieu qui est la Beauté, la Vérité et le Bien par excellence.

Celui qui aime chante, disait saint Augustin.

Celui qui aime chante, justement, parce que l’amour jaillit toujours de l’émerveillement.

Saint Augustin découvrit cette « beauté toujours nouvelle et toujours ancienne » qui nous habite tous.

« Dieu, c’est quand on s’émerveille », disait Maurice Zundel, car Dieu est la Beauté à la source de toute beauté à la face de l’univers.

Les voies pour s’émerveiller sont multiples :

  • Homme qui contempleSe mettre à l’écoute de notre élan intérieur, de ce qui nous émeut
  • Goûter la beauté de la nature : soleil, montagnes, chant des oiseaux, cours d’eau, ciel, arbres, brise, etc.
  • Écouter de la belle musique
  • Lire de beaux livres
  • Admirer de belles œuvres d’art
  • Lire de la belle poésie
  • Contempler la beauté des visages humains
  • S’émerveiller de la présence de l’intelligence en ce monde
  • Goûter les divers savoirs qui sollicitent notre intelligence
  • Apprivoiser le silence
  • Apprendre le recueillement et l’écoute
  • Etc.

Comme le savant Albert Einstein affirmait :

« L’homme qui a perdu la faculté de s’émerveiller et d’être frappé de respect est comme s’il était mort. »

Certes, chacun a des goûts particuliers, car chaque personne est unique.

Les facettes de Dieu sont multiples, et chaque personne vibre de manière très personnelle à la beauté de Dieu, car sa sensibilité est unique.

À chacun de trouver ce qui nourrit son âme et ce qui suscite son admiration.

À chacun de trouver ce qui l’enthousiasme vraiment.

Comme l’affirme Maurice Zundel :

« Comment Dieu pourrait‑il être, pour nous, une source d’ennui et de lassitude s’il est vraiment l’origine de toute beauté, si tous les chants du monde ont sa source en lui, s’il est le lien de toutes nos tendresses, et si tous les grands contemplatifs, qu’ils soient savants, poètes, sculpteurs, musiciens ou mystiques, si tous les grands contemplatifs à travers l’univers, devenu pour eux, transparent à Dieu, ont senti en lui la source d’une découverte qui ne pourra jamais s’épuiser? »

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