Imprimer

À la crèche

Seigneur, je contemple la crèche qui a toujours été pour moi le grand mystère de l’amour gratuit qui se donne.

Crèche - NativitéNoël, c’est la grande fête de l’amour où Dieu entre dans l’humanité de l’homme que je suis, et l’homme entre dans la divinité de Dieu tel qu’Il est.

Oui, mystère de l’amour incompréhensible d’un Dieu qui se donne pour me recevoir !

Il risque son amour qui fait confiance jusqu’au fin fond de mes fragilités humaines.

Déconcertante histoire d’amour que seul le cœur peut comprendre, quand il s’abandonne à la contemplation !

Oh, mystère d’amour d’un Dieu qui me reçoit, d’un Dieu qui m’ouvre à la connaissance de moi-même, quand je décide avec Lui de ma liberté !

Je voudrais être berger, dépouillé de toutes les prétentions, le cœur plein de la lumière des humbles.

Je voudrais être étranger comme les mages, chercheurs de Dieu et de vérité, pour accueillir la lumière qui vient d’en haut, la lumière qui est l’épiphanie de ton amour.

Ô joie de la manifestation, de la révélation de l’amour qui m’est donné et de l’amour qui m’est demandé !

À la crèche, les marchands d’un bonheur facile ne sont pas invités.

Tout est don, tout est grâce, tout est lumière et paix !

Je fais silence pour accueillir Dieu qui dort en cet enfant sur le sein de Marie, pour accueillir mon Dieu qui rêve d’amour, pour chacun et chacune de nous, sous le regard amoureux de Joseph.

Dieu-Enfant, viens réveiller en moi l’enfant qui dort.

Crèche - NativitéAide-moi, Marie, à accueillir dans mon cœur cette Parole du Père qu’est Jésus, aide-moi à lui donner naissance, au plus secret de mon être !

Que serait donc la fête de Noël où Jésus naît et renaît, d’année en année, si je ne lui permettais pas de naître et de renaître en moi, si, un jour ou l’autre, mon cœur n’était pas l’hôtellerie, si, un jour ou l’autre, mon cœur n’était pas la crèche elle-même ?

Viens, Seigneur, viens combler mon attente, visiter ma solitude, habiter mes rêves !

Oui, la crèche, pour moi qui prends de l’âge, c’est l’histoire sainte de mon enfance, c’est l’histoire vraie du véritable amour, c’est la folie illimitée du Dieu qui se donne.

Vous aimerez peut-être lire :

Les commentaires sont fermés.