Dieu me prie de révéler son Amour

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Dieu a besoin de mon « oui »

8e article d’une série de 8 sur les principales convictions et les étapes de la conversion selon l’itinéraire zundédien. Quatrième étape de la conversion selon l’itinéraire zundélien : Dieu me prie de révéler son Amour – Il a besoin de mon « oui ».

Merci de vous référer au premier article de cette série afin de situer le présent article dans son ensemble.


La vie dans l’Esprit

Zundel nous rappelle souvent que ce qui importe, étonnamment, ce n’est pas notre salut, mais plutôt le salut de Dieu :

« Nous n’avons rien à redouter de la part de Dieu. Il a tout à craindre de nous parce que nous, nous avons ce terrible pouvoir de ne pas aimer. Lui, Dieu, ne peut pas ne pas aimer. » (Maurice Zundel)

Mains qui offrent une fleur par Lina Trochez (unsplash.com)La prière que Dieu me fait, en toute liberté, c’est de révéler son Amour, de le rendre visible et palpable, bref, de l’incarner.

Alors que Jésus est l’incarnation plénière de Dieu, Zundel aime à rappeler que nous sommes des incarnations partielles, mais que nous sommes appelés à laisser grandir la Vie de Dieu au point de pouvoir dire avec saint Paul :

« Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20a)

Dieu ne peut entrer dans notre histoire que si nous consentons à incarner son Amour, à vivre de son Esprit.

En guise de conclusion de cette série

« J’aimerais souligner la pertinence de cette direction proposée par Zundel pour ceux et celles qui, comme nous, vivent aujourd’hui dans un monde qui est devenu une sorte de tiers-monde spirituel.
Ce monde marqué par la primauté de l’économie et de la sécularisation étanche a besoin de nouveaux critères de crédibilité de notre foi, différents de ceux d’autrefois.
Ce n’est plus le nombre de ceux et celles qui fréquentent l’Église qui atteste cette vitalité.
C’est plutôt la vie humaine, dans la mesure où elle rend visible et palpable l’Amour créateur de Dieu.
En consentant à incarner cet amour dans notre vie quotidienne, on devient une parole vivante de Dieu. »

Benoît Garceau

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