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Pour que nous demeurions vraiment libres

Troisième de la série. Une liberté à accueillir, à choisir et à rechoisir.

Dans la lettre aux Galates, Paul oppose la liberté évangélique aux différents esclavages du temps, et il va de soi que cet appel à la liberté de l’apôtre retentit jusqu’à nous aujourd’hui même. La liberté entre dans l’intention même du Salut. Elle est à la fois « don et choix ».


La liberté comme intention même du Salut

C’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors, tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage. (Ga 5,1)

Croix, soleil, résurrectionL’expression « c’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés » exprime une finalité, un but.

Par sa mort-résurrection, le Christ nous a libérés dans l’intention que nous demeurions vraiment libres, et donc que nous ne retombions pas sous le joug de divers esclavages.

La liberté entre donc dans l’intention même de la Rédemption, du Salut.

Paul, le réaliste

Paul sait que l’homme est faible et qu’il est constamment menacé de laisser aller sa liberté évangélique et ainsi retomber « sous le joug de l’esclavage » (Ga 5,1c)

Qu’est-ce que le « joug de l’esclavage » pour Paul?

  • L’observation de la loi juive (Ga 5,2-4)
  • Les esclavages religieux et sacrés du temps (croyances populaires, superstitions, magies, etc. (Ga 4,3; 4,8-10)

Flèches, directionDevant le danger de retomber dans l’esclavage, Paul enjoint aux Galates de tenir bon, car il sait la difficulté de demeurer libres dans un monde aliéné par les croyances populaires, les sécurités de la loi, les superstitions, le péché et la violence.

Un choix fondamental à faire

Pour Paul, il n’y a pas de milieu : la liberté apportée par le Christ demande à être choisie!

Il y a un choix fondamental à faire entre la libération apportée par le Christ d’une part, et les fausses libérations que promettent la loi et toutes les autres croyances du temps, d’autre part. (Ga 5,1-4)

Main tendue vers la lumièreDans la lettre aux Galates, Paul oppose la liberté évangélique aux différents esclavages du temps, et il va de soi que cet appel à la liberté de l’apôtre retentit jusqu’à nous aujourd’hui même.

Paul n’a aucunement l’intention de donner une explication philosophique de la liberté humaine.

Il ne traite que de la liberté chrétienne, celle qui est fondée sur la mort-résurrection du Christ et qui prend source dans le don de l’Esprit du Christ :

Mais lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils.
Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba! », c’est-à-dire : Père!
Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu. (Ga 4,5-7)

À suivre…

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