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Le marathon pascal

Réflexions autour du virage missionnaire. Le secret de la mission.
Treizième de la série.

Qu’est-ce qui fait courir jusqu’au bout du monde les premiers missionnaires?

Qu’est-ce qui les fait se lever et se mettre en marche? Quel est leur secret?

Un petit détour par les Évangiles nous l’apprend. Il suffit de se remettre en mémoire ce qui se passe après le triste vendredi où Jésus est finalement exécuté comme un simple condamné de l’époque.

Pas plus pas moins, à la différence cependant qu’il n’était pas qu’un simple condamné.

Le sabbat est terminé, c’est le premier jour de la semaine. C’est comme un lundi matin. De grand matin disent les textes, des femmes – elles sont les premières – se rendent au tombeau et là elles découvrent que Jésus n’est plus là.

Il est ouvert, il n’y a plus personne. Que s’est-il passé? Qu’est-ce que cela signifie?

C’est le choc.

Elles sont bouleversées et ne savent que faire.

C’est bien ce que nous racontent les évangiles.

Par ailleurs, même si le fond du récit est le même, chacun des quatre évangiles essaie de traduire à sa manière, avec son style, ce que sont à vivre ces premiers témoins.

On a même leurs noms. Il s’agit de Marie-Madeleine, de Marie la mère de Jacques, de Salomée. Il est également question d’une Jeanne.

Par ailleurs, un détail qui peut paraître anodin se retrouve dans chacun des récits.

Matthieu nous dit :

Tremblantes et toutes joyeuses elles coururent porter la nouvelle.

Tombeau vide, pierre roulée par Pisit Heng (unsplash.com)

Marc précise :

Elles s’enfuirent du tombeau parce qu’elles étaient toutes tremblantes.

Luc raconte :

Elles rapportent tout cela aux Onze et à tous les autres. Ces propos semblaient délirants et ils ne les croyaient pas. Cependant Pierre courut au tombeau.

Chez Jean :

Marie Madeleine court trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait. Pierre partit donc avec l’autre disciple. Ils courraient tous les deux ensembles.

Ici, tout le monde court. C’est un véritable marathon – le marathon pascal – et ce qui les fait courir c’est la résurrection du Christ.

Et la course ne s’arrêtera pas, elle deviendra même contagieuse. Pensons aux disciples d’Emmaüs.

Jésus a parlé avec eux, il rompt le pain comme il l’a fait à la Cène.

Alors leurs yeux s’ouvrirent – raconte saint Luc – et ils le reconnurent, mais il disparut à leur regard… À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem…

Et ils ne seront pas les seuls.

À suivre…

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