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Des communautés où l’on se parle

Réflexions autour du virage missionnaire. Des pistes à explorer.
Onzième de la série.

Conversation entre deux personnes - Photo par Étienne Boulanger (unsplash.com)

Avec en toile de fond le défi de devenir des disciples-missionnaires, nos communautés sont appelées à se transformer pour devenir des communautés d’apprentissage.

Il faut entendre ici des communautés catéchisantes qui évangélisent et s’évangélisent.

Une telle perspective ne concerne pas en premier lieu ce que fait une paroisse, mais ce qu’elle devrait être, une communauté qui favorise la foi adulte.

Or ce n’est pas une affaire de parcours spécifique ou de cours qu’il faudrait ajouter à ses activités.

Tout repose sur la compréhension de ce qu’implique l’éducation permanente qui devrait imprégner toute communauté de foi.

La grande préoccupation à porter devient alors la possibilité de permettre aux adultes d’entrer en rapport les uns avec les autres au sujet des questions de la foi.

Il faut qu’un dialogue entre la foi et la vie devienne possible. Bref, il faut pouvoir parler de sa foi.

Or quand le fait-on? Quand sommes-nous invités à parler avec d’autres du contenu de notre foi, encore moins du processus par lequel nous en sommes venus à croire? Bien rarement répondra une majorité, sinon jamais.

S’impose la nécessité d’offrir aux adultes aussi souvent que nous le pouvons et de toutes les manières possibles, non pas des cours ou des parcours – quoi qu’ils aient leur importance – mais de tenir des conversations signifiantes.

Les spécialistes en éducation des adultes savent que ces derniers apprennent mieux par des conversations soutenues avec d’autres adultes.

Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que nos liturgies sont aussi des espaces d’apprentissage tout comme les lieux qui les accueillent.

À ce titre des questionnements sur nos pratiques ne peuvent être évités.

De beaux défis à relever ensemble.

Ces années que nous sommes à vivre en Église sont certes des années de bouleversement, de recherche, d’initiative, de créativité et d’expériences nouvelles.

Elles sont aussi un temps de grâce pour les baptisés que nous sommes et une occasion rêvée de redécouvrir l’appel et la grandeur de notre sacerdoce baptismal.

À suivre…

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