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Devenir une communauté

Réflexions autour du virage missionnaire. Plus qu’un changement de vocabulaire.
Neuvième de la série.

Mains - Photo par Clay Banks (unsplash.com)

Rappelons-nous qu’un disciple – celui qui écoute son Seigneur – s’il est aussi avec lui, il est également avec ses frères et sœurs.

Un véritable disciple n’est jamais seul ce qui fonde la nécessité de la communauté.

Mais ici attention au vocabulaire.

On a souvent tendance à penser qu’une paroisse est automatiquement une communauté, que les deux dimensions se superposent et sont liées au point qu’elles puissent se confondre.

Quand on y arrive, c’est bonheur, mais ce n’est pas gagné d’avance et pour cause.

Une paroisse c’est d’abord un découpage territorial regroupant des personnes qui vivent en proximité.

Le mot lui-même venu du grec paroikia fait référence aux proches voisins.

Son but premier est de leur offrir des services – entendre ici les sacrements – et d’en encadrer la pratique. Au sens noble du terme, une paroisse voit à entretenir la foi.

Une communauté repose sur des liens affectifs et la sociologie nous apprend qu’elle se fonde surtout sur un sentiment d’appartenance.

En ce qui nous concerne, c’est une foi commune qui crée ce sentiment d’appartenance.

Elle nous unit et donne sens à notre existence.

Au-delà de nos différences culturelles et de nos conditions économiques, la communauté crée entre nous une communion de destin.

Certes, on pourra objecter que c’est aussi la fonction d’une paroisse de créer et d’entretenir ce sentiment d’appartenance, d’être une communauté.

D’ailleurs ne définit-on pas les méga-paroisses actuellement mises en place comme étant des regroupements de communautés?

Certes nous voulons faire communauté, mais la réalité est-elle au rendez-vous?

Et s’il fallait faire communauté autrement…

À suivre…

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